Le combat contre le terrorisme d'Al-Qaïda

Quand les Forces Spéciales traquent les Djihadistes en Afrique, en Asie, au Proche-Orient et en Europe

1 mois après l’enquête continue …

et nous révèle des faits surprenants :

Abaaoud est resté quatre jours reclus dans un buisson

L’instigateur des tueries du 13 novembre dernier s’est réfugié près d’Aubervilliers en bordure de l’A86, en Seine-Saint-Denis, au lendemain des sanglantes tueries. Quatre jours durant, il a vécu caché dans des buissons, « comme un SDF », révèle Le Parisien, ce dimanche.

Plus d’un mois après les attentats de Paris, de nouvelles révélations font surface. Abdelhamid Abaaoud a passé quatre jours caché dans un buisson, à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, après les attentats, indique Le Parisien, ce dimanche.

C’est grâce à un « témoignage décisif », obtenu le 16 novembre dernier, que les policiers ont pu tracer la piste du superviseur des attentats. Et ce alors qu’ils étaient persuadés que l’homme se trouvait en Syrie. En réalité, Abdelhamid Abaaoud est caché, depuis quatre jours, « comme un SDF », dans une zone d’entrepôts, près de l’A86. Les recherches sur son téléphone portable révèlent qu’il s’y était réfugié quelques heures après les attentats.

 L’assaut est lancé à Saint-Denis à 4 heures du matin

Les enquêteurs décident alors d’installer une caméra le lendemain, le 17 novembre, en début d’après-midi. A 20h10, une jeune femme approche de la fameuse planque végétale, un téléphone à l’oreille: il s’agit d’Hasna Aït Boulahcen, la cousine d’Abaaoud. Un homme, puis un second, sortent des fourrés. Bien qu’une partie du visage soit dissimulée, les policiers de la sous-direction terroriste en sont convaincus: il s’agit bien d’Abdelhamid Abaaoud.

Faut-il intervenir dès maintenant? Non, répondent leurs supérieurs, car le suspect porte un gilet fermé. Les enquêteurs craignent qu’il ne dissimule un gilet explosif. Les policiers poursuivent donc la filature jusqu’à Saint-Denis. Les trois individus s’introduisent dans un immeuble vétuste aux alentours de 22 heures. L’assaut sera ensuite lancé par le Raid à 4 heures du matin.

Salah Abdeslam a passé trois contrôles de police en France après les faits

Salah Abdeslam, soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans les attentats de Paris et Saint-Denis, a réussi à passer trois contrôles de police en France avant de s’échapper en Belgique, selon une source proche de l’enquête en Belgique citée par l’AFP, confirmant un article du Parisien. Cette source se fonde sur le témoignage de Hamza Attou, soupçonné, avec Mohammed Amri, d’avoir exfiltré Salah Abdeslam vers Bruxelles au lendemain des attaques.

Lorsque Hamza Attou et Mohammed Amri retrouvent en France Salah Abdeslam, ce dernier leur dit par texto comment aller le chercher, il est « agité… pas à l’aise… pas bien ». Puis il les menace :

« Il nous a dit de le ramener à Bruxelles, sinon il ferait exploser la voiture. »

Pour les persuader, Abdselam affirme que son frère Brahim s’est fait exploser. Il déclare également qu’« il a laissé la carte d’identité de son frère dans la voiture [sans préciser laquelle] pour qu’il soit connu dans le monde entier, comme Coulibaly ». D’après le récit d’Attou, Abdeslam « dit qu’il allait venger son frère et critique les juifs ».

Le quotidien belge Le Soir, qui a eu accès au procès verbal des auditions d’Hamza Attou, raconte qu’Abdeslam était beaucoup plus nerveux. « Il pleurait et criait en racontant ce qui était arrivé, raconte Hamza Attou. Il nous a dit qu’il avait commis les attentats de Paris, que lui était la dixième personne à accomplir ces attentats. »

Des barrages et trois contrôles

Pour éviter les contrôles policiers, Abdeslam demande à ses deux convoyeurs d’emprunter les petites routes, mais ils se perdent et se retrouvent sur l’autoroute de Belgique. Il leur dit de rouler doucement. Ils n’évitent pas les barrages et subissent trois contrôles, en France.

Au premier, le policier leur demande « s’ils ont consommé ». Salah reste silencieux sur la banquette arrière. Amri et Attou répondent « oui » puisqu’ils viennent de fumer un joint. « Le policier a dit que ce n’était pas bien, mais que ce n’était pas la priorité aujourd’hui ». Il ne leur demande pas leurs papiers.

Ce n’est qu’aux deuxième et au troisième contrôle que leur identité est contrôlée. Au dernier, près de Cambrai, Abdeslam donne même son adresse de Molenbeek. A cet instant, il n’est pas encore recherché, car pas encore identifié.

Au troisième contrôle, quand les trois hommes prennent de l’essence, Salah Abdeslam « va aux toilettes et revient la veste ouverte ». Ses convoyeurs n’y voient aucune ceinture d’explosif ni kalachnikov.

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